Biographie Fiona Gelin artiste
Passeport pour la vie de Fiona, une artiste à part entière avec son premier album, mais aussi l’Actrice, la Femme d’émotions, femme voyageuse, avec toutes ses destinations, ses errances, ses souvenirs et son âme ensolléillée. Comme l’a dit son père Daniel Gélin, « Fiona est une Amoureuse de l’Amour ».

Née le 22 mai 1962 du mariage de l’acteur Daniel Gélin et de Sylvie, une
maman égérie de Christian Dior, Fiona grandit dans un environnement protégé, où le
goût pour la vie, l’ouverture d’esprit et la fibre artistique sont les maîtres mots de
cette vie de famille moderne et reconstituée (avec les demi frères et soeurs de
différents mariages de Daniel Gélin).
Arrêt sur image = celle d’un père que Fiona se remémore « En jellabah,
croquant à pleines dents une pastèque ». Un homme sans prétention, avec un
incroyable talent, qui a su gérer à merveille une carrière à la fois au théatre et au cinéma. Fiona, sa petite protégée, garde envers lui une grande admiration et
certainement le désir de mettre ses pas dans les siens. Si Daniel lui transmet son
charme et sa force, elle marque sa différence par son esprit rebelle dès l’adolescence.
Le Voyage aura pour elle le même effet que le miroir d’Orphée, c’est rès vite
qu’elle quitte le cocon familial pour Londres à 18 ans, puis pour des rivages plus
exotiques, au Brésil. Avec une plastique et un charme qui fera rêver toute une
génération d’hommes, elle fait quelques photos là-bas où elle assume déjà son statut
de femme désirable. Elle est encore très jeune, et surtout amoureuse, le reste compte
moins que les émotions.
1982, elle tourne son premier film, « Le Grand Carnaval » d’Arcadie. Avec
émotion & naturel, elle se sent chez elle dans la famille du Cinéma. A la même
époque elle commence également à écrire des poèmes, une oeuvre inachevée des
passages de sa vie qui seront son inspiration pour l’Album « Passeport ».
Sa carrière cinématographique décolle, les films s’enchaînent avec entre
autres “Frankenstein 90” d’Alain Jessua, “Parole de flic” de José Pinheiro,” Septième
Ciel” de Jean-Louis Daniel…Elle vit le cinéma comme elle respire et quand Alain
Delon l’appelle pour lui demander de tourner avec lui dans “Parole de flic”, elle
raccroche le téléphone croyant à une blague d’un ami.
Dans cette carrière où elle est toujours (et surtout ) elle-même et se donne
entièrement, il reste peu de frontière entre la réalité et la fiction. L’ actrice et la
femme aux états d’âmes et maux de coeurs qui ne guérissent pas restent piégés dans
une traversée dépressive. A la suite d’une rupture sentimentale, le mirage prend alors
la forme de paradis plus artificiels. Errance morale et physique sans domicile fixe.
Le voyage l’amène cette fois a traverser les murs blancs d’un hôpital
psychiatrique. C’est un électrochoc, une humiliation d’où elle puisera la volonté de
s’en sortir. Mais c’est surtout grâce à son frère et son fils, Milan, né en 1989 qu’elle
va pouvoir quitter ses vieux démons.
Quand on demande a Fiona quels ont été les plus beaux moments de sa vie,
elle cite sans hesitation la naissance de son fils, son « chef d’oeuvre’, une lueur d’espoir
dans sa vie qui la guidera pour sortir du fond du couloir. A l’aube de la quarantaine,
Fiona fera le bilan de cette douloureuse période dans son autobiographie : « Retour
d’errance» parue en 2003.
Jean Claude Brialy lui tend également la main en 2000, et la hisse dans le
théatre pour la pièce “Les parents terribles” de Jean Cocteau. Une façon aussi pour
Fiona de connecter avec son père et son amour pour le théatre Malheureusement
Daniel Gélin part pour son ultime voyage le 29 novembre 2001. La blessure est
terrible pour Fiona, mais cette fois elle ne flanche pas, et continue d’avancer dans une
vie qu’elle veut maintenant prendre en main.
De sa rencontre avec Yves Prével naîtra l’idée de la mise en musique de ses
poèmes inachevés. Elle puise son inspiration pour cet album parmi ces artistes qu’elle
aime : MC Solar, Polnareff, Reggiani ou encore Léo Ferré. Elle met l’accent sur les
textes, sa voix est chargée d’émotions, de vie, de moments qu’elle veut partager. Elle
s’inspire également de ses lectures : Zweig, Herman Hesse, Rilke…Cette nouvelle
aventure, celle de la musique est un nouveau voyage, et encore une fois Fiona traverse
le miroir d’Orphée.