L’effet long tail appliqué au référencement
février 25, 2007
L’utilisation de nombreux mots clés moins importants peut avoir un impact parfois plus fort que le choix de quelques mots clés jugés primordiaux. C’est l’effet long tail.
L’expression “long tail” ou “longue traîne” en français, bien connue des statisticiens, a été consacrée dans le monde du commerce par Chris Anderson, le rédacteur en chef du magazine Wired, à la fin de l’année 2004. Elle désigne dans ce cas l’ensemble des produits des fonds de catalogue qui se vendent en proportion réduite mais dont la somme des ventes peut collectivement dépasser la vente des produits les plus vendus.
Cette particularité s’applique bien sûr aussi aux e-marchands. Alors qu’un magasin physique doit optimiser son stock en fonction des ventes prévues, les eBay et autres Amazon profitent d’un faible coût de mise en vente pour diversifier au maximum leurs catalogues.
La longue traîne prend aussi toute sa valeur dans le domaine du référencement. Le trafic issu de la somme des mots clés de la long tail dépasse le total des apports des mots clés les plus performants. “La long tail prend à contre-pied la loi de Pareto [NDLR : la loi des 80/20]”, souligne David Cohen, responsable du service référencement de l’agence CVFM.
“L’intégralité du site doit participer au trafic”, définit David Cohen. Et pour ce faire, le premier point consiste à ne pas se limiter à une liste précise de mots. “Il est nécessaire d’être ouvert à pleins d’autres mots clés que ceux liés au cÅ“ur de l’activité principale. Par exemple, pour un site touristique Parisien, focaliser son référencement sur la Tour Eiffel constitue une erreur manifeste”, signale le référenceur. En effet, après avoir comparé les mots entrants avec les mots choisis, des expressions surprenantes et pourtant très ciblées, comme des lieux beaucoup moins connus, viennent allonger la liste de long tail. Le total de ces expressions dites de longue traîne représente finalement la majorité du trafic.
“Ainsi, pour le site de tourisme parisien, les 20 mots clés principaux génèrent uniquement 7 % des visites en 2006. Ce qui signifie que 93 % du trafic aurait été perdu si les 20 mots clés avaient occupé toute les attentions”, illustre le responsable du service référencement.
“Pour un site touristique Parisien, focaliser son référencement sur la Tour Eiffel constitue une erreur manifeste” (David Cohen - CVFM). De la même manière, le positionnement sur les mots génériques doit être utilisé avec parcimonie. “La meilleure réserve de trafic se trouve dans la diversité des requêtes et de cette manière dans la mise en valeur du contenu du site. Un trafic se construit sur des milliers de mots clés , les positions sur 20, 50 ou 100 mots mêmes importants ne génèrent qu’une infime partie de l’audience”.
La suite sur JDN Solutions- 16 février 2007
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